Une école inclusive

 

Voici notre projet tel que nous l’envisageons.

 

Depuis l’année scolaire 2014-2015, Saint-François intègre des élèves à besoins spécifiques. À partir de la rentrée de septembre 2017, l’école fondamentale spécialisée Sainte-Gertrude de Brugelette accompagne au sein de l’école de Saint-François 4 de ces élèves autistes.

Saint-François n’est pas seulement une école, puisqu’elle pratique du premier accueil avec des enfants dès l’âge de 2 ans et demi et qu’elle organise une garderie à partir de 6h30 du matin jusqu’à 18h30 chaque jour, y compris le mercredi, avec une école de devoirs.

Sur fonds propres, le pouvoir organisateur emploie du personnel supplémentaire pour mener à bien toutes ses missions.

Des parents d’enfants à besoins spécifiques, après avoir essuyé des refus, ont trouvé une école accueillante en Saint-François. Afin d’accompagner au mieux ces enfants, un partenariat avec Sainte-Gertrude, école fondamentale d’enseignement spécialisé, est instauré. Sont mises à disposition : 4 périodes maximum d’accompagnement par élève intégré, soit 20 périodes pour l’ensemble de ces élèves, coordination comprise. Selon le plan individualisé d’accompagnement, il peut s’agir de périodes d’enseignement et/ou paramédicales…

Le comité scolaire décide d’aller plus avant dans l’intégration. Accueillir ces élèves dans de meilleures conditions, et, étant donné les sollicitations reçues, d’autres élèves à besoins spécifiques.

Téléchargez ici la présentation effectuée en avril 2017 dans les locaux de l’école.

Si le projet vise aussi à intégrer les élèves dans une classe ordinaire, le pouvoir organisateur est conscient que les particularités de ces élèves, telles que l’hyper-sensorialité, le besoin de structuration spatio-temporelle, les particularités psychomotrices, rendront indispensables la mise à disposition de locaux appropriés, ainsi que du matériel de stimulation adéquat.

L’école dispose de locaux, mais vides, et à aménager entièrement.

Cependant, l’opportunité est à saisir : dès le départ, la réhabilitation des locaux doit être pensée pour les enfants concernés ! Car le handicap n’est pas inné : il est généré par l’inadaptation de l’environnement à une déficience ou un trouble. En adaptant cet environnement, on ne demande plus à l’élève de le faire, ce qui crée le handicap. C’est bien la société inadaptée qui est handicapante, et Saint-François décide de bouleverser ce paradigme !

Locaux accessibles pour les troubles moteurs (rez-de-chaussée aménagé et ascenseur pour l’étage), sécurisés comme pour des enfants en bas âge (inaccessibilité aux prises électriques, protections d’angles…), isolation acoustique, lumière modulable, salle d’eau, coin étude, coin cuisine, coin activités, coin repos, cour de récréation au calme, snoezelen pour la stimulation, le ressourcement et la détente… un investissement bénéfique sur plusieurs plans :

  • accessible
  • durable
  • écologique
  • économique

Le choix du snoezelen s’est porté sur un concept avec matériel numérique, qui est certes plus onéreux à l’achat mais permet d’être totalement évolutif. Il pourra ainsi s’adapter aux parcours des enfants ainsi qu’à l’accueil des nouveaux élèves.

Mobilier et accessoires spécialement étudiés pour des enfants porteurs d’autisme et de troubles cognitifs.

Parallèlement, l’école s’engage aussi dans sa révolution numérique, afin d’être en cohérence non seulement avec le projet d’inclusion en ce qui concerne les outils, mais pour amener tous ses élèves à s’approprier les savoirs qui les rendront aptes à prendre leur place dans la société. Saint-François entend bien utiliser toutes les ressources pour assurer à chacun l’équité, qui est un droit fondamental.

Voir l’onglet une école numérique.

Mais il ne s’agit pas que de l’infrastructure. La formation, l’encadrement sont tout aussi importants, et ces points sont développés plus bas, dans « LES LEVIERS »  au point : « Transformer un obstacle en challenge »

 

LES OBSTACLES

Préjugés, mythe, crainte de l’inconnu – du changement – de sortir de sa zone de confort – fausse idée que l’intégration d’élèves à besoins spécifiques « tire la classe vers le bas » (alors que toutes les études scientifiques démontrent le contraire) … sont autant d’obstacles à franchir pour certains membres du personnel comme, et c’est encore plus marqué, certains parents des autres élèves.

Saint-François en a payé le prix. 15 familles ont retiré leurs enfants. C’est une catastrophe pour une petite école. Mais ces aléas ne la feront pas renoncer. « La vérité est en marche, rien ne peut l’arrêter », disait Émile Zola.

 

LES LEVIERS

Dans les ressources internes, on trouve : la direction, le pouvoir organisateur, des enseignants et des parents motivés de l’école Saint-François.

Dans les ressources externes : l’équipe éducative de Sainte-Gertrude, sa direction, son pouvoir organisateur, les centres PMS ordinaire et spécialisé, les dispositions légales pour l’intégration, une administratrice d’ASBL spécialisée dans l’autisme qui apporte aide et conseils et dispose d’un fort réseau associatif expert dans tous les besoins spécifiques de l’enfant.

Autres partenaires : les écoles secondaires pour la suite de la scolarisation de ces élèves, les donateurs ou récolteurs de fonds, les lanceurs d’appels à projets.

 

Transformer un problème en challenge

Toute bonne initiative se planifie. Pour qu’elle se réalise dans les meilleures conditions, un plan de formation est prévu, en amont et en continu. Ce plan de formation est commun aux personnels directement concernés et aux parents, afin d’offrir non seulement une cohérence maximale dans les apprentissages et plus largement dans l’éducation, mais aussi de participer activement au partenariat école/famille. De plus, il intègre des modules de sensibilisation élargis à l’équipe éducative entière. Les approches recommandées en autisme sont applicables et bénéfiques aux autres troubles cognitifs (structuration spatio-temporelle, prévention et gestion des comportements-problèmes, communication alternative et augmentative, supports numériques…)

L’élève à besoins spécifiques, on l’a vu, génère de l’accompagnement. Il génère aussi une individualisation des pratiques, et via cet accompagnement spécialisé un co-mentorat, une formation continue « en direct », dont tous les élèves peuvent bénéficier.

 

Transformer ce challenge en exemplarité

Via un suivi scientifique universitaire, effectuer un monitoring de cette expérience, tout en y apportant aide, collaboration, encadrement. Pour assurer cette mission, un mi-temps d’orthopédagogue est prévu sur 3 ans.

 

LES MOYENS

Tout ceci a bien sûr un coût. La recherche de fonds publics comme privés est incontournable. Nous avons rentré plusieurs dossiers de financement pour ce projet et ses multiples volets.

Néanmoins, nous estimons que c’est un passage obligé pour nous permettre d’apporter notre pierre à l’édifice d’une société meilleure. Une société pour tous et par tous. Car, comme le dit un proverbe marocain :

« Ce que tu fais pour moi, si tu le fais sans moi, tu le fais contre moi ».

 

LIGNE DU TEMPS

 

L’AVENIR.

Via l’étude scientifique, un recueil de bonnes pratiques, une étude des coûts/bénéfices, permettront de servir d’exemple pour dupliquer cette expérience dans d’autres établissements. Au sein de l’école même et de ses partenaires directs, le projet pourra se dupliquer pour d’autres besoins spécifiques, pour lesquels il pourra à nouveau servir d’établissement pilote.

Le partenariat se poursuivra au secondaire avec les établissements volontaires pour l’accueil de ces élèves, tandis que de nouveaux bénéficiaires du projet seront entretemps accueillis. Ce projet se veut pérenne ; le choix de l’école est de devenir définitivement inclusive.

 

 

Parents, donateurs, vous êtes intéressés par ce projet ?

 

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